Machiavélique Reconquête en avant première

À l’occasion de la sortie prochaine de notre nouveau titre de la collection Lune d’Amarante, consacrée à la Romance, nous vous proposons une avant-première de la version numérique.

En effet, vous pouvez dès à présent vous procurer le e-book (en pdf, mobi ou epub) à notre boutique et en promotion jusqu’au 19 novembre inclus.

Une petite présentation s’impose :

Romance paranormale d’Amandine Forgali et Aurore Carlier.

Présentation :

« En sauvant un enfant de la noyade, ma belle Pauline s’est métamorphosée : non seulement la Louve manipulatrice est devenue une Bergère empathique, mais pire encore, elle n’a plus aucun souvenir de son passé avec moi ni de notre amour.

Mais maintenant que j’ai enfin retrouvé sa trace, je suis prêt à tout pour la reconquérir, même aux manigances les plus… machiavéliques ! »

Un extrait

Prologue

Je m’approche du stand à journaux et comme à mon habitude, je feuillète à même le présentoir les différents magazines afin d’en sélectionner quelques-uns à emporter avec moi. Comme chaque jour, le gérant fronce un sourcil et plisse le nez de colère, puis face à mon ignorance, il se penche dans ma direction pour me lancer son sermon avec énervement :

Hey, monsieur, on ne lit pas sur place, soit vous achetez, soit vous partez !

Sans interrompre ma prospection, je me contente de lever les yeux pour croiser les siens et lui réponds avec acidité en usant de mon talent :

Laisse-moi tranquille et prendre ce que je veux.

Le gringalet d’une vingtaine d’années à côté de moi en train de lorgner les revues érotiques tressaute et nous observe, prêt à assister à une violente confrontation. En même temps, vu la carrure du kiosquier, digne rejeton d’un gorille ayant copulé avec un grizzli géant, il ne doit pas donner cher de ma peau. Contre toute attente, cette force de la nature se mure dans le silence, tandis que je m’empare d’un magazine automobile et d’un hebdomadaire régional. Suivi par le regard émerveillé du gamin, je traverse la place – évidemment sans payer – pour me rendre dans le café d’en face. En m’attablant dehors, un serveur vient rapidement s’enquérir de mes besoins et sous mes ordres hypnotiques, il me rapporte aussitôt mon arabica. J’aime que les choses se passent ainsi, sous mon contrôle total. Soudain, je m’aperçois que le jeune imprudent trop confiant tente une manœuvre similaire à la mienne en volant des publications. Ni une ni deux, il se prend une claque mémorable qui manque de peu de me faire avaler ma boisson de travers. L’idiot ! Il a dû se sentir pousser des ailes ou pensait peut-être posséder le même charisme que moi. Sans demander son reste, l’adolescent humilié repart en courant avec une joue écarlate. Le sourire aux lèvres, je me replonge dans la rubrique des faits divers quand un article attire mon attention. Non, je n’y crois pas ! Je déchire la feuille et l’expose à la timide lumière de ce soleil matinal pour mieux voir la photo. Erreur fatale, car cela fait ressortir tous les caractères inscrits au verso. Je l’étale alors sur la table et mets quasiment mon nez sur le papier pour discerner plus nettement les personnages sur le cliché. Dès que mes doutes font place à des certitudes, je bondis de ma chaise et traverse quelques rues pour trouver un taxi. Mes recherches étant vaines, je m’arrête à un feu routier, et après quelques minutes à étudier les différents véhicules défilant à côté de moi, je choisis de toquer à la fenêtre d’une somptueuse Audi A3 noire flambant neuve. L’interpelé, étonné, ouvre deux centimètres de vitre pour me demander avec méfiance :

Vous voulez quoi ?

Faites-moi rentrer, ordonné-je.

Il retire les sécurités verrouillant les portes et je m’installe confortablement sur le siège passager.

Je dois me rendre à Mauvezin, lui dis-je sur le ton de la conversation.

Mais je ne sais pas où c’est, moi, et je ne suis pas un taxi, bon sang ! s’exclame-t-il, excédé.

Ben, ce n’était pas très loin de là où je vivais autrefois. Conduis-moi là-bas, ensuite je ferai le nécessaire, enfin tu feras le nécessaire, pour me faire une donation en bonne et due forme de ta voiture.

Vu que j’ai utilisé ma particularité pour le convaincre, celui-ci s’exécute tel un adorable petit mouton.

Ne t’inquiète pas, on fera l’aller-retour, je vais juste vérifier si je dois m’y installer ou pas.

Mon taxi improvisé semble s’étrangler de rage, mais sa volonté annihilée par la mienne me mène contre son gré jusqu’à ce bourg paisible dans lequel je vais pouvoir pousser mes investigations.

 

1.

Merci pour tout, ma chère Pauline. Vous êtes un ange !

Madame Martinez prend mes mains dans les siennes et m’adresse un sourire affectueux empreint d’une immense gratitude. Cette octogénaire, que la vie n’a pas épargnée, rentre d’une hospitalisation suite à une vilaine chute dans sa cuisine. Aujourd’hui, elle est enfin de retour à son domicile, mais reste extrêmement fragilisée et semble particulièrement affaiblie par cette épreuve supplémentaire.

Un ange… Ce mot a toujours un drôle d’effet sur moi quand je l’entends, un peu comme s’il sonnait faux. Pourtant, je devrais y être habituée, on me surnomme ainsi assez régulièrement depuis quelques années. Il est vrai que je suis une femme adorable, mais de là à me comparer à un ange, il ne faut pas exagérer non plus… Quoique…

Mais non, madame Martinez, je ne suis pas un ange. C’est la moindre des choses d’aider son prochain dans les mauvais moments. Je serai toujours là quand vous en aurez besoin. Toujours, c’est entendu ?

Ses yeux couleur émeraude se noient sous l’émotion, puis avec une vigueur inattendue, elle m’attrape par les épaules et me serre dans ses bras. Quelque peu gênée par cet élan de tendresse – et n’étant pas vraiment adepte de ce genre de démonstration –, je lui rends son étreinte du mieux que je le peux.

Je vais me mettre au travail, d’accord ? Par quoi voulez-vous que je commence, ce matin ?

Cette fois, j’aimerais que nous discutions, si vous le voulez bien. Vous savez, ma petite Pauline, à l’hôpital j’étais dans la même chambre qu’une vieille folle qui bavassait du matin au soir et du soir au matin, oui, car même la nuit, elle trouvait le moyen de jacasser. Il fallait entendre son épouvantable soliloque ! Il m’était impossible d’en placer une. Elle parlait tellement qu’elle parvenait à couvrir le son de la télévision. Je lui aurais volontiers fourré mon journal dans la bouche, mais la bienséance veut qu’on ne fasse aucun mal aux personnes âgées. Pourtant, je vous assure que ce n’était pas l’envie qui m’en manquait ! Ce genre de bonne femme me donnerait presque envie de rétablir la peine de mort !

Je ris de sa dernière remarque, imaginant une querelle entre les deux colocataires à coup d’aiguilles à tricoter.

Mon Dieu, voyez comme elle a déteint sur moi… J’entame à mon tour un monologue ininterrompu.

Madame Martinez passe une main sur son front en signe d’épuisement et poursuit :

Servez-nous donc un petit café et papotons un peu. J’ai envie que vous me parliez de vous, de votre vie. Je réalise que vous travaillez pour moi depuis six ans maintenant et que je ne connais presque rien de vous. Vous êtes une personne si secrète, si mystérieuse. Vous seriez d’accord ?

C’est-à-dire que… je ne sais pas… Ça m’embête d’être payée à discuter…

Écoutez. Grâce à votre travail de ces derniers jours, la maison est propre, mon linge est lavé et repassé, et mon repas est prêt. Cela me ferait plaisir que nous passions un peu de temps ensemble pour mieux nous connaître. J’éprouve une grande affection pour vous, ma petite Pauline. S’il vous plaît…

On dit qu’arrivés à un certain âge, les gens redeviennent des enfants. En voyant le regard implorant de mon employeuse, similaire à celui d’une gamine quémandant un bonbon, je comprends la comparaison. Impossible de résister à ses yeux de cocker. Je prépare donc le café et dispose deux tasses sur la table de la salle à manger en chêne, recouverte d’une nappe à fleurs typique des années soixante. Je m’installe près de la vieille dame et observe un instant cette pièce, que je connais pourtant parfaitement. Ici, le temps s’est arrêté et chaque ustensile, chaque meuble, chaque objet de décoration symbolisent pour leur propriétaire un souvenir de son passé, souvent déplaisant, mais primordial à la survie de sa santé mentale. Pour exemple, cette ancienne machine à coudre achetée par sa mère, à crédit, durant la guerre afin de subvenir aux besoins de la maisonnée privée d’un père, mort au combat. Selon les dires de madame Martinez, cette vieille Singer avait usé les doigts de la matriarche jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que des petits boudins difformes. Néanmoins, elle représentait la force et le courage d’une femme s’étant battue pour maintenir sa famille en vie.

Je verse le café chaud dans les récipients prévus et inspire profondément, comme si l’air pénétrant dans mes poumons avait le pouvoir de raviver au mieux les tréfonds de ma mémoire.

Je suis née il y a vingt-sept ans, à Montauban. Je pense avoir vécu une enfance relativement heureuse avec mes parents, dans un petit appartement d’un immeuble hors d’âge.

Vous avez des frères et sœurs ? m’interrompt mon interlocutrice.

Non, je suis fille unique. Mon père est décédé lorsque j’avais quatorze ans, ce qui a eu pour effet de me métamorphoser. L’enfant studieuse écoutant du Mozart s’est changée en perturbatrice, fan d’Iron Maiden.

Me souvenir de cette époque s’avère douloureux. Je n’étais pourtant pas malheureuse – enfin, je crois –, mais il me semble que je n’étais plus vraiment moi-même. Je n’étais qu’une enfant se cherchant perpétuellement, sans jamais se trouver réellement. Le décès de mon père m’a littéralement transformée… peut-être à cause de mon extrême hypersensibilité. Afin de chasser ce déplaisant souvenir, je ris :

Ma crise d’adolescence a rendu ma mère complètement chèvre. Le jour de mes dix-huit ans, avant même de passer mon baccalauréat, j’ai fui, apparemment avec un garçon rencontré lors d’une soirée en discothèque, ou un truc de ce genre.

Pourquoi dites-vous apparemment ?

Parce que je n’ai aucun souvenir de cette partie-là de ma vie. Je ne me rappelle pas de cet homme ni de ce que nous avons fait ensemble. J’ai disparu pendant trois longues années, durant lesquelles je n’ai donné aucun signe de vie à ma mère ni à mes amis. On m’a retrouvée un jour dans un lieu qui m’était totalement inconnu et je ne savais même pas comment j’y étais arrivée.

Le visage de madame Martinez s’assombrit. Elle plisse ses yeux, avide d’en savoir davantage. Je me tais, n’ayant rien de plus à lui raconter, troublée par un sentiment obscur à l’évocation de mon passé. Or la curiosité l’emportant sur la sagesse, la dame poursuit son interrogatoire :

Et après ?

Quoi, après ?

Où vous a-t-on trouvé ? insiste-t-elle.

Dans le bois d’Auch. Un couple de promeneurs m’a découverte inconsciente, allongée dans un fourré. J’ai été transportée à l’hôpital et lorsque je me suis réveillée, une partie de ma vie avait disparu de ma mémoire. Je ne voulais pas retourner près des miens, qui me paraissaient tellement loin de ce que j’étais devenue. Je ne sais pas comment l’expliquer, je savais juste que je n’étais plus celle qu’ils avaient connue. J’ai donc décidé de rester dans le Gers et plus particulièrement ici, à Mauvezin. À l’instant où mon pied s’est posé dans cette ville, mon cœur s’y est senti chez lui. La première année fut difficile, car il a fallu partir de rien. Je n’avais aucun diplôme, pas de voiture, pas de logement…

Je ferme mes yeux et cesse mon récit, n’ayant aucune envie de revivre ce douloureux épisode. L’octogénaire pose sa main frêle sur la mienne, regrettant son indiscrétion.

C’est la première fois que je raconte tout ça à quelqu’un… Maintenant, si vous me le permettez, je vais retourner à mes tâches. La salle d’eau a besoin d’un bon décrassage.

Pardon, Pauline. Je ne voulais pas… enfin… je souhaitais juste vous connaître mieux… Pardonnez-moi si je vous ai fait du mal, ce n’était pas mon intention…

Je le sais, madame Martinez. Je le sais. Vous avez été une des premières personnes à m’embaucher, donc l’une de mes bouées de sauvetage et rien que pour ça, je vous en suis redevable pour l’éternité. Tout comme madame Hilenberg, qui m’a tant aidée… Toutes les deux, vous êtes mes bonnes fées !

C’est vrai que Simone Hilenberg est une fée ! Jamais je n’ai vu autant de dévotion et de bienveillance chez une personne. Elle a beaucoup fait pour notre ville, vous savez ! Quant à vous, ma chère Pauline, vous n’avez rien à lui envier. Vous êtes bien la digne héritière de notre bienfaitrice…

Je dépose un furtif baiser sur sa joue rosie et esquisse un sourire pour lui signifier ma clémence. Comment pourrais-je en vouloir à une si gentille personne d’avoir eu un petit excès de curiosité ? Je décide d’alléger l’atmosphère par un trait d’humour :

Faites-moi plaisir maintenant : reposez-vous et cessez donc de faire des acrobaties dans votre cuisine. La pole dance, ce n’est plus de votre âge, voyons !

Madame Martinez rougit et s’exclame tout excitée :

Rhoo, c’est vrai… Et c’est bien dommage !

Plan de carrière

Les éditions Amarante organisent un appel à textes pour sa collection chick-lit.

 Plan de carrière

 Votre héroïne a la petite trentaine. Jusqu’ici, elle a tout mené, enchaîné avec brio et de front : les cours de danse classique, l’apprentissage du violoncelle, les responsabilités dans les mouvements de jeunesse, les prix d’athlétisme, de brillantes études de psychologie qui lui ont valu un excellent poste dans le département « Human Resources » d’une grande entreprise de télécommunications.
Tirée à quatre épingles du lever au coucher du soleil, votre héroïne a une vie réglée comme un métronome :
– lundi soir : athlétisme ;
– mardi soir : ciné-club ;
– mercredi soir : comité d’entreprise ;
– jeudi soir : répétition dans l’orchestre de l’opéra de sa ville ;
– vendredi soir : repas pizza avec le chat après le coiffeur ;
– samedi soir : sortie entre copines au resto ;
– dimanche soir : repas chez les parents avec sa sœur, son beau-frère et les trois « affreux » (ses neveux et nièce).
Vie sentimentale : encéphalogramme plat… Pas le temps de s’encombrer d’un mec et de sentiments guimauve quand on est carriériste.
Pitch : un grain de sable de taille vient s’insérer dans ce parfait emploi du temps…
A vous de l’imaginer…

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Nous désirons créer une anthologie de quelques nouvelles de 6 à 10 textes d’un minimum de 20,000 signes espaces compris. Le livre sera publié uniquement en numérique au coût de 0,99 euro afin de pourvoir aux frais de distribution.
Un montant de 10€ sera versé à chaque auteur dont la nouvelle sera retenue. Au-delà de 500 ventes, les droits d’auteur seront reversés aux auteurs à raison de 30 % divisé par le nombre d’auteurs participants.
Pour participer :
Envoyer votre manuscrit par email à : contact@amarante-editions.com avant le 15 novembre minuit.
Format A4, times new roman, interligne double avec vos coordonnées complètes en 1re page.

L’amour Origami

Les éditions Amarante organisent un appel à textes pour sa collection romance.

L’amour Origami

L’amour, une émotion incontournable et vitale pour rehausser notre être de ce sel unique qui fait de nous ce que nous sommes au crépuscule de notre vie…

L’amour inconditionnel, unique, platonique, passionnel, imposé, libre, fusionnel, interdit, volage, immoral, fulgurant, irrationnel, ludique, pur, impudique, désintéressé, violent, pluriel, désespéré…

Il nous fait passer par tous les états, toutes les couleurs, nous inspire les actes les plus héroïques comme nous incite aux plus grandes bassesses…

Notre cœur, un origami exponentiel et multiple… Ce thème vous inspire-t-il ? Déclinez-le-nous dans toutes les couleurs, sur tous les tons, dans toutes les nuances… Étonnez-nous !

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Nous désirons créer une anthologie de quelques nouvelles de 6 à 10 textes d’un minimum de 20,000 signes espaces compris. Le livre sera publié uniquement en numérique au coup de 0,99 euro afin de pouvoir aux frais de distribution.

Un montant de 10€ sera versé à chaque auteur dont la nouvelle sera retenue, au-delà de 500 ventes les droits d’auteur seront reversés aux auteurs à raison de 30 % divisé par le nombre d’auteurs participants.

Pour participer :

Envoyer votre manuscrit par email à : contact@amarante-editions.com avant le 15 novembre minuit.

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Votre romance peut-être une romance historique ou contemporaine, comme de la fantasy, du fantastique ou même de la SF, par contre nous n’acceptons pas les textes à caractères pornographiques ni la Dark-Romance faisant appel à des sévices, syndrome de Stockholm…