Interview de Laureline Roy à l’occasion de la prochaine sortie de son nouveau roman, Au premier jour

Au premier jour sortira le 15 mai. Et excellente nouvelle, il est en promo à 4,99 € au lieu de 6,99 €.
Précommandes ouvertes sur les plateformes.
Pour les plus impatients, il est déjà disponible en e-book sur la boutique du site www.lune-ecarlate.com, en promo également.

À cette occasion, nous avons contacté Laureline Roy pour une interview.

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Bonjour Laureline,

 

Peux-tu nous parler un peu de toi, te présenter ? Comment en es-tu venue à arpenter les chemins littéraires du côté plume ?

J’approche à très grands pas de la cinquantaine et je suis femme au foyer, maman de deux enfants. J’ai suivi un cursus littéraire et j’ai toujours aimé lire, dans tous les genres, pour m’évader ou me cultiver (j’ai lu tous les volumes des « Tout l’univers », pour les vieux, comme moi, qui connaissent). Jusqu’au jour où j’ai pris le clavier, un peu par accident, simplement pour me prouver que, moi aussi, je pouvais écrire un petit quelque chose.

 

Au premier jour sortira le 15 mai chez Amarante Éditions. Comment t’est venue l’idée de cette histoire ?

Une période d’insomnie ! Je n’arrivais pas à m’endormir, alors, chaque soir, je me faisais le même film dans ma tête (un romantique, pour faire de beaux rêves), l’histoire de Caroline. Et chaque soir, je rajoutais un petit chapitre à son aventure. Après un mois, j’avais l’intégralité du synopsis bien en mémoire, et j’ai ouvert l’ordinateur.

 

Pourquoi avoir choisi Amarante, une toute jeune maison d’édition, qui plus est, principalement numérique ?

Pour poursuivre mon aventure littéraire personnelle, puis par goût du challenge. Proposer mon manuscrit à une maison d’édition a été pour moi un véritable défi, celui de me confronter au jugement de professionnels. J’ai eu la chance d’être retenue par trois d’entre elles, dont Amarante. D’ordinaire pragmatique, je m’imaginais prendre quelques jours de réflexions avant de faire « le grand saut ». Je crois que j’ai accepté la proposition d’Amarante éditions en moins d’une heure. C’était une évidence, tout me convenait. Le feeling est tout de suite passé entre Nathalie, Anne et moi. C’est une maison d’édition à taille humaine, avec de vrais échanges, une vraie écoute et des réponses sans faux-semblant à chacune de mes questions parfois naïves. Qu’Amarante privilégie le numérique ne me pose pas de problème, j’écris pour offrir aux lecteurs un instant d’évasion, comme je l’ai vécu moi-même en imaginant cette histoire, et j’espère que mon but sera atteint sous peu !

 

Quelles sont tes petites manies quand tu écris ?

Je remplis le frigidaire de plats tout prêts (oui, mère indigne !) et je m’enferme dans le bureau, casque sur les oreilles avec de la musique d’ambiance (genre musique d’ascenseur qui dure quatre heures et qu’on finit par ne plus entendre), paquet de gâteaux (officiellement, pour éviter l’hypoglycémie) et bouteille d’eau. Rien de plus, j’évite toute distraction ! Puis j’écris jusqu’à ce que l’inspiration me quitte… ou que mes doigts tétanisent.

 

Si tu avais été un personnage célèbre, qui aurais-tu aimé être et pourquoi ?

J’aurais adoré vivre la vie de Robert Redford dans « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », pour la solitude des grands espaces qui pousse à l’introspection, mais surtout pour sa sensibilité et son approche intuitive des chevaux, une de mes passions… Second choix : Mère Teresa, pour son altruisme et sa dévotion. Mais, en toute sincérité, je n’aurais jamais eu son abnégation !

 

Quels sont tes projets d’écriture en cours et à venir ?

J’ai récemment écrit un second roman, à quatre mains cette fois, une expérience très stimulante avec Lucie Renard. Et j’ai dans mes tiroirs quatre ou cinq projets en cours, dans des genres tout autres que la romance. Encore un nouveau défi ! Ne me reste plus qu’à définir lequel je vais privilégier dans les semaines à venir…

 

Si tu devais convaincre les potentiels lecteurs du Premier jouren une seule phrase, quelle serait-elle ?

Ma première lectrice m’a écrit un jour : « Romance, questionnements, une pointe d’érotisme et de dépaysement. Eau de rose et tabasco sur l’île de Jersey, tu as tracé là un chemin de vie étonnant pour la douce Caroline ! » J’aime les mélanges improbables, les secondes chances et les belles renaissances. La preuve dans ce roman ! (O.K., je me tais, on avait dit une phrase !)

 

Pourquoi avoir choisi Jersey, à ce propos ?

Pour deux raisons diamétralement opposées. La première, purement personnelle et « fleur bleue », parce que cette île m’a toujours attirée, bien que je n’y sois jamais allée. Je la trouvais exotique et romantique, mais loin des clichés du sable blanc et des cocotiers. Je l’ai donc visitée par procuration, au travers de mes recherches pour l’écriture du roman. Maintenant, je veux absolument la découvrir « en vrai » ! La seconde est plus pragmatique : il me fallait un « paradis fiscal » pour le métier de mon héros. J’ai joint l’utile à l’agréable.

 

Comment as-tu esquissé les personnages de Matthew et Caroline ? Ce n’est en effet pas courant de rencontrer des personnes d’âge mûr, en romance.

À cinquante ans, je ne m’imaginais pas parler de jeunes trentenaires. J’ai lu (et je lis encore) des romances avec des protagonistes ayant toute la vie devant eux. Mais je souhaitais aborder des personnages plus mûrs, plus en adéquation avec ma génération et possédant un véritable passé, une première vie, en quelque sorte. On les retrouve rarement dans les romances, et cela me frustrait de pas pouvoir m’identifier à une femme (ou un couple) dans la fleur de l’âge. J’ai finalement écrit ce que je connaissais le mieux !

 

Le ton de ton roman est résolument léger et humoristique malgré les problèmes parfois lourds devant lesquels tu places tes personnages (mort, solitude, séparation, différences sociales, etc.). Est-ce ta manière d’aborder la vie, en général ?

En toute franchise et pour faire court : oui, dans ma tête, je suis légère et pleine d’humour, et non, dans la réalité, je prends rarement les coups durs avec philosophie ! Paradoxal, direz-vous, d’avoir tourné ainsi mon roman ? Pas vraiment, du moins de mon point de vue. On s’interroge souvent sur la part de lui-même que l’auteur met dans son œuvre. Dans Au premier jour,Caroline extériorise, par ses pensées parfois loufoques, la part d’humour tapie en moi, celle que je laisse rarement s’exprimer ouvertement. Un auteur écrit pour ses lecteurs, mais je considère qu’il écrit aussi pour lui, pour son propre plaisir. Alors je me suis fait plaisir en dévoilant, par ce biais, cette facette de ma personnalité !

 

Merci d’avoir consacré du temps à nos lecteurs, Laureline et beaucoup de succès au Premier jour.

 

 

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