Interview : Hélène Marche

Bonjour Hélène,

 

Peux-tu nous parler un peu de toi, te présenter ? Comment en es-tu venue à arpenter les chemins littéraires du côté plume ?

Depuis ma tendre enfance, je me souviens avoir toujours inventé des mondes imaginaires. Puis, en grandissant, ces histoires se sont transformées en romances plus élaborées. Je me suis mise à écrire un journal où j’inscrivais mes pensées, des idées de pièces de théâtre ou de roman. À partir de mes premiers émois amoureux, je brodais et imaginais le Grand Amour…

Ce n’est qu’à l’âge de 18 ans, à mon retour de Londres où j’avais passé un an en tant que fille au pair que j’ai concrétisé ma passion. J’ai commencé à écrire mes aventures anglaises, Journal d’une jeune fille au pair, sous le pseudo Helen March. Ce projet n’a jamais vu le jour, car l’Amour avec un grand A m’avait frappée. J’ai donc rangé ce début de manuscrit dans un tiroir et ne l’ai ressorti qu’une trentaine d’années plus tard.

J’ai gardé cette âme d’adolescente rêveuse et j’ai continué tout au long de ces années de femme et de mère d’imaginer d’autres vies, d’autres amours… La cinquantaine atteinte, la plume m’a, à nouveau, titillée et j’ai repris l’écriture. J’ai rempli plusieurs cahiers avec différentes nouvelles, un premier roman fantastique baptisé Esprit, es-tu là ?,transformé plus tard en Mystérieuse Rencontre (paru chez Lune-Écarlate Éditions en 2014).Ensuite, les vicissitudes de la vie m’ont inspiré un roman sentimental, Foudre sur mon Cœur,sélectionné par Femme Actuelle en 2010. Les éditions Les nouveaux auteurs ont édité ce premier roman, puis un deuxième, Envoûtante Afrique.En parallèle, j’ai créé des contes animaliers bilingues, La Collection des Quatre Pattes.Cette collection m’a été inspirée par les animaux qui ont toujours partagé ma vie. J’ai eu envie de leur donner la parole.

À travers ma plume, j’aime transmettre quelques leçons de vie pour les enfants et dénoncer des comportements humains inacceptables…

J’ai également rédigé des chroniques hebdomadaires dans un journal toulousain. Chaque semaine, je rebondissais sur un événement : marée noire en Louisiane, trottoirs encombrés par les voitures d’où difficulté de circulation des handicapés, les femmes en Afghanistan et la burqa, etc… Un exercice passionnant !

Lorsque j’écris, je mets en scène mes personnages, je joue avec eux. Cela me procure un bien-être indescriptible, une véritable nourriture de l’esprit.

Voilà, en quelques mots, le chemin de ma plume…

 

Le Soleil des Cyclades sortira le 15 mai chez Amarante Éditions. Comment t’est venue l’idée de cette histoire ?

Cette histoire est née de ma première expérience sentimentale. Un amour tout à fait platonique qui a marqué mon adolescence et que j’ai idéalisé pendant très longtemps. De là, j’ai imaginé une suite : une rencontre entre ces deux personnages, à un âge où le désir de profiter de la vie est encore possible et dans un pays où les dieux sont rois…

 

Pourquoi avoir choisi Amarante, une toute jeune maison d’édition, qui plus est, principalement numérique ?

 

J’aime les défis, tout simplement. Je trouve Amarante très courageuse et ambitieuse de vouloir exister au sein d’un monde littéraire plutôt inaccessible et hermétique. Je fais confiance à cette maison d’édition et, ensemble, j’aimerais que nous grandissions et réussissions. Il faut avoir de l’ambition tout en restant humble.

 

L’avenir est dans le numérique, pourquoi le bouder ? Le broché et le numérique peuvent très bien cohabiter tout comme la télévision et la radio le font depuis bien longtemps. Chacune a ses adeptes, il en va de même pour les livres…

 

Quelles sont tes petites manies quand tu écris ?

 

Parfois, écouter de la musique classique : cela permet de m’isoler dans ma bulle, de m’évader dans le monde de mes personnages. 

Mais surtout, lorsque j’écris le soir, vers 22 heures, j’apprécie un petit verre de liqueur : Chartreuse, Bénédictine…

 

Si tu avais été un personnage célèbre, qui aurais-tu aimé être et pourquoi ?

Je n’ai jamais eu envie d’être quelqu’un d’autre.

 

Plus jeune, certes, j’aurais aimé être comédienne, mannequin, actrice de cinéma. J’admirais Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Sylvie Vartan… mais je n’ai jamais eu envie de vivre leur vie. Il n’y a pas que des paillettes dans leur quotidien.

 

Maintenant, j’admirerais plutôt Simone Veil, Benoîte Groult, des femmes qui défendent nos droits, qui ont le courage d’affronter des coutumes ancestrales inadmissibles au 21esiècle…

 

Quels sont tes projets d’écriture en cours et à venir ?

 

– Prochaine sortie fin mai 2018 : Le sixième conte animalier bilingue (anglais-français), Je m’appelle Yepa, l’ourse polaire – My name is Yepa, the polar bearaux Éditions Hors Limite.

 

– En finition : un roman sentimental, Cassandra.

 

– En projet :

* la suite du roman fantastique Mystérieuse Rencontreparu aux Éditions Lune-Écarlate

* Le journal d’une jeune fille au pair ou les aventures londoniennes

* un policier relatant un meurtre parfait, Une énigme non résolue,qui a pour cadre la région toulousaine…

* des idées foisonnent toujours comme par exemple l’histoire d’une maison familiale…

* certainement un autre conte animalier à venir…

 

Si tu devais convaincre les potentiels lecteurs du Soleil des Cycladesen une seule phrase, quelle serait-elle ?

 

Croire toujours en sa bonne étoile,c’est ce qu’on découvre dans cette histoire, et c’est le message que je souhaite apporter au lecteur.

 

Tu as choisi l’île de Mikonos comme décor de la seconde partie de ton histoire, un cadre idyllique et original. Tu connais bien cette île grecque ?

 

Pas du tout ! Mais, comme dans tous mes romans, j’entraîne le lecteur dans des pays merveilleux. J’aime lui donner l’évasion qu’il recherche dans la lecture, le rêve, et pour cela, j’effectue une étude minutieuse des lieux, principalement via internet. Mes recherches sont rigoureuses, j’épluche les témoignages, les documents, les faits divers. Je lis tout ce que je peux sur l’endroit sélectionné, puis, petit à petit, je visionne et j’adapte le décor à mes personnages. Pour ce roman, mon attrait pour la mythologie grecque a certes influencé mon choix des Cyclades. Pourquoi Mykonos ? Cette île m’a plu, tout simplement, je l’ai trouvée bien pour mon histoire, voilà tout.

 

Comment as-tu esquissé les personnages de Jean et Olga ? Ce n’est en effet pas courant de rencontrer des personnes d’âge mûr en romance et, a fortiori, d’ouvrir un récit de ce type sur l’enterrement d’un personnage central.

Comme je l’ai déjà dit, mes personnages sont inspirés d’un souvenir d’adolescence, puis ils se sont transformés et sont devenus Jean et Olga sous ma plume ou, plus exactement, sur mon clavier (j’écris directement sur mon ordi depuis plus de dix ans).

Mon imagination fait le reste. Je ne saurais l’expliquer. Les idées viennent ainsi comme si elles m’étaient  insufflées… Le fait de commencer le roman par Jean recueilli sur la tombe de celle qu’il chérissait tant m’a paru original. Je voyais la scène et je l’ai décrite. Je visionne dans ma tête, puis j’écris ce que je vois.

 

Tu as joint un second récit, Liéna,à ton roman. Il aborde une forme d’amour beaucoup moins conventionnelle et tourne autour du sujet du destin. Liéna (cinq lettres), destin (cinq lettres), omniprésence du chiffre 5… Alors, dis-nous, c’est ton chiffre de prédilection ?

Non, pas du tout ! Mon chiffre de prédilection, si j’en avais un, serait plutôt le 7. J’avais écrit cette nouvelle pour un concours dont le thème à respecter était le chiffre 5. Voilà, tout simple ! Là encore, les idées me sont venues au fur et à mesure que j’avançais dans l’écriture. Je ne savais pas à l’avance ce que Liéna allait faire de sa vie et j’ignorais encore plus les retombées d’une liaison féminine…

 

 

Merci d’avoir consacré du temps à nos lecteurs, Hélène,et beaucoup de succès au Soleil des Cyclades. J’en profite pour annoncer que ton livre au format e-book est en promo à 2,49 € au lieu de 3,49 €

C’est moi qui vous remercie pour l’attention apportée à la lecture de mes textes.

Hélène présentera son Soleil des Cyclades en avant-première à Toulouse, au Harri Cow, ce 5 mai entre 10h et 18h. 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :